Comment fonctionne le livret B société générale et à qui s’adresse-t-il ?

Dans un contexte économique où la gestion de l’épargne devient de plus en plus cruciale, les produits d’épargne bancaires non réglementés suscitent de nombreuses interrogations. Le livret B proposé par la Société Générale, également désigné sous l’appellation de Compte sur Livret ou Livret Épargne Plus SG, représente une solution d’épargne accessible à tous, mais dont les caractéristiques méritent une analyse approfondie. Contrairement aux livrets réglementés comme le Livret A ou le LDDS, ce placement offre une flexibilité particulière en termes de plafond et de modalités de fonctionnement. Avec un taux de rémunération fixé librement par l’établissement bancaire et une disponibilité immédiate des fonds, ce produit s’inscrit dans une stratégie d’épargne complémentaire pour les clients ayant déjà optimisé leurs placements réglementés. Comprendre son fonctionnement, sa fiscalité et son positionnement dans l’offre bancaire permet de déterminer s’il constitue une option pertinente pour votre situation patrimoniale.

Qu’est-ce que le livret B société générale et quelle est sa nature juridique

Le livret B de la Société Générale s’inscrit dans la catégorie des comptes sur livret bancaires, également appelés livrets d’épargne ordinaires. Il s’agit d’un produit d’épargne à vue qui permet de déposer et retirer des fonds à tout moment, tout en bénéficiant d’une rémunération sur les sommes épargnées. La nature juridique de ce placement repose sur un contrat de dépôt conclu entre le client et l’établissement bancaire, régi par les articles 1932 et 1937 du Code civil.

Définition du compte sur livret B et son statut réglementaire

Contrairement aux livrets d’épargne réglementée dont les caractéristiques sont définies par l’État, le livret B appartient à la catégorie des produits d’épargne non réglementés. Cela signifie que la Société Générale dispose d’une liberté totale pour fixer les conditions de fonctionnement de ce compte : taux d’intérêt, plafond de dépôt, frais éventuels, et modalités de versement ou de retrait. Le statut réglementaire du livret B se distingue donc fondamentalement de celui du Livret A ou du LDDS, dont les paramètres sont encadrés par décret.

La commercialisation de ce type de produit est soumise à l’agrément bancaire de l’établissement et à la réglementation générale applicable aux établissements de crédit. La Société Générale, en tant qu’adhérent au Fonds de Garantie des Dépôts et de Résolution, offre une protection des sommes déposées jusqu’à 100 000 euros par client et par établissement. Cette garantie constitue un élément de sécurité important pour les épargnants.

Distinction entre livret B et livret A : plafonds et fiscalité

La différence majeure entre le livret B et le Livret A réside dans deux aspects fondamentaux : le plafond de dépôt et le régime fiscal. Le Livret A est plafonné à 22 950 euros pour un particulier adulte et bénéficie d’une exonération totale d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux. À l’inverse, le livret B de la Société Générale ne présente aucun plafond réglementaire, permettant ainsi de constituer une ép

argne importante au-delà des plafonds des livrets réglementés, mais ses intérêts sont intégralement soumis à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux. Autrement dit, le taux indiqué par la banque est un taux brut, dont il convient de déduire la fiscalité pour connaître le rendement réellement perçu. C’est l’une des différences les plus structurantes entre livret B et Livret A : l’un est fiscalisé mais sans plafond légal, l’autre est exonéré d’impôt mais strictement plafonné.

Par ailleurs, le Livret A obéit à un taux fixé par l’État, révisé régulièrement en fonction de l’inflation et des taux monétaires de référence. Le livret B Société Générale, lui, dépend d’une politique tarifaire propre à la banque, qui peut ajuster sa rémunération sans contrainte réglementaire, sous réserve d’en informer les clients. En pratique, le Livret A reste souvent plus attractif en taux net tant que son plafond n’est pas atteint ; le livret B trouve donc plutôt sa place comme complément, une fois les enveloppes réglementées saturées.

Cadre législatif applicable aux livrets d’épargne bancaires ordinaires

Comme tous les comptes sur livret non réglementés, le livret B Société Générale est encadré par le droit commun des dépôts bancaires et des services financiers. Il relève notamment des règles relatives aux contrats de dépôt de sommes d’argent, qualifiés de capitaux mobiliers par le Code général des impôts. La banque doit respecter les exigences d’information précontractuelle, de transparence tarifaire et de protection du consommateur prévues par le Code monétaire et financier.

Le fonctionnement du livret B doit ainsi être entièrement décrit dans la convention de compte : modalités de dépôt et de retrait, taux d’intérêt, conditions de révision du taux, dates de valeur, règles de calcul des intérêts, frais éventuels et conditions de clôture. Dans le cadre de la directive européenne sur les services de paiement et des règles de lutte contre le blanchiment, Société Générale est également tenue à des obligations de vigilance renforcée sur l’origine des fonds et l’identité des titulaires. Enfin, les dépôts sont couverts par le Fonds de Garantie des Dépôts et de Résolution, dans la limite de 100 000 € par déposant et par établissement, ce qui sécurise juridiquement et financièrement l’épargnant.

Position du livret B dans la gamme d’épargne société générale

Au sein de la gamme d’épargne Société Générale, le livret B – via le Compte sur Livret SG et le Livret Épargne Plus SG – occupe une place d’épargne de complément et de souplesse. Il se situe en aval des livrets réglementés (Livret A, LDDS, Livret Jeune, LEP) qui doivent en principe être privilégiés pour leur fiscalité plus favorable. Une fois ces enveloppes remplies, le livret B permet de continuer à placer des liquidités sans limite de plafond réglementaire et avec une gestion très simple.

Le livret Épargne Plus SG ajoute une dimension de fidélisation avec une prime de rémunération au-delà d’une certaine durée de détention des fonds. À l’inverse, le Compte sur Livret SG classique mise surtout sur la souplesse d’utilisation et la possibilité d’être alimenté automatiquement via le service Déclic Régulier. Face à des solutions plus structurées comme l’assurance-vie ou le Plan Épargne Retraite, le livret B se distingue par sa liquidité immédiate et son absence de durée minimale de détention, ce qui en fait un outil de court terme ou de « parking » de trésorerie plutôt qu’un support de placement à long terme.

Mécanisme de rémunération et calcul des intérêts du livret B

Taux d’intérêt nominal appliqué et révision par la société générale

Le taux d’intérêt du livret B Société Générale est un taux nominal annuel brut, c’est-à-dire avant impôt sur le revenu et prélèvements sociaux. Ce taux est déterminé librement par la banque en fonction de son coût de refinancement, des taux directeurs de la Banque centrale européenne et de sa stratégie commerciale. Pour le Livret Épargne Plus SG, la rémunération se compose d’un taux de base (0,20 % brut annuel au 01/08/2025) et d’une prime de fidélité de 0,20 % brut supplémentaire sur la part de l’épargne restée stable pendant au moins 6 mois consécutifs à compter du 7ᵉ mois.

Autrement dit, si vous laissez vos fonds suffisamment longtemps sur le livret sans retrait significatif, vous pouvez bénéficier d’un taux majoré sur une partie de votre encours. À noter toutefois que cette prime de fidélité ne s’applique pas automatiquement sur la totalité du solde, mais sur le plus petit encours constaté sur les 12 dernières quinzaines d’intérêts. Société Générale se réserve la possibilité de modifier à tout moment le taux standard comme le niveau de la prime, moyennant information préalable conforme aux conditions générales du livret. Dans un contexte de taux évolutifs, il est donc utile de suivre régulièrement les communications de la banque pour rester informé de la rémunération effective de votre épargne.

Mode de calcul par quinzaine et date de valeur des opérations

Le calcul des intérêts du livret B Société Générale repose, comme pour la plupart des livrets bancaires, sur la fameuse règle des quinzaines. Les intérêts sont calculés deux fois par mois, en prenant en compte le solde présent sur le compte au 1ᵉʳ et au 16 de chaque mois. Un versement commence à produire des intérêts à partir du premier jour de la quinzaine qui suit son dépôt, tandis qu’un retrait cesse de générer des intérêts à compter de la fin de la quinzaine précédant l’opération.

Concrètement, si vous déposez des fonds le 10 du mois, ils commenceront à être rémunérés à partir du 16. Si vous effectuez un retrait le 18, les sommes retirées ne produisent plus d’intérêts à compter du 16. En fin d’année, au 31 décembre, les intérêts bruts générés sur l’ensemble de l’année sont capitalisés : ils sont ajoutés au capital et produiront à leur tour des intérêts l’année suivante. Pour optimiser la rémunération de votre livret B, il est donc judicieux de programmer vos versements autour du 15 ou du 30 du mois, comme le recommande le service Déclic Régulier, afin de ne pas « perdre » de jours de rendement entre deux quinzaines.

Fiscalité applicable : prélèvement forfaitaire unique à 30%

Les intérêts du livret B Société Générale sont imposables au titre des revenus de capitaux mobiliers. Par défaut, ils sont soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU), également appelé flat tax, au taux global de 30 % (12,8 % d’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux pour les intérêts 2025). À partir des intérêts 2026, le taux global devrait passer à 31,4 % en raison de l’augmentation de la CSG, sous réserve des précisions définitives de l’administration fiscale.

Au moment de leur inscription en compte, les intérêts supportent un prélèvement obligatoire à titre d’acompte, imputable ensuite sur l’impôt dû. Vous avez toutefois la possibilité d’opter, lors de votre déclaration annuelle, pour l’imposition au barème progressif de l’impôt sur le revenu si cela est plus avantageux pour votre foyer fiscal. Dans certains cas de revenus modestes, une dispense d’acompte peut être demandée sous conditions. Les non-résidents fiscaux de France, eux, bénéficient en principe d’une exonération d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux en France sur les intérêts de leur livret B, tout en restant susceptibles d’être imposés dans leur État de résidence.

Comparaison avec le taux du livret A et autres placements sans risque

Comparé au Livret A, le livret B Société Générale affiche généralement un taux nominal brut inférieur, surtout si l’on tient compte de la fiscalité. Le Livret A offre un taux net d’impôt et de prélèvements sociaux, ce qui le rend très compétitif tant que son plafond de 22 950 € n’est pas atteint. À l’inverse, un livret B à 0,40 % brut, une fois soumis au PFU à 30 %, ne procure qu’environ 0,28 % net, ce qui le place souvent en deçà du rendement réel du Livret A ou du LDDS.

Face aux autres placements sans risque, comme les comptes à terme ou les fonds en euros des contrats d’assurance-vie, le livret B se distingue par sa liquidité totale : les fonds sont disponibles à tout moment sans pénalité. En revanche, sur un horizon de plusieurs années, un fonds en euros ou un compte à terme bien négocié peut offrir un rendement supérieur, au prix d’une moindre flexibilité. Votre choix dépendra donc principalement de votre besoin de disponibilité immédiate, de votre horizon de placement et de votre fiscalité personnelle : cherchez-vous avant tout un « matelas de sécurité » disponible, ou un rendement plus élevé sur quelques années ?

Conditions d’ouverture et d’éligibilité au livret B société générale

Critères d’âge et de résidence fiscale pour les titulaires

Le livret B Société Générale est un produit d’épargne accessible à toute personne physique, quel que soit son âge. Il peut être ouvert au nom d’un majeur comme d’un mineur, sous réserve pour ce dernier de l’accord ou de la représentation légale par ses parents ou tuteurs. Le produit est également accessible aux personnes de toute nationalité, qu’elles résident ou non fiscalement en France, ce qui le rend adapté aux profils d’expatriés ou de non-résidents disposant d’un lien bancaire avec la France.

En pratique, la banque peut toutefois exiger que le titulaire dispose déjà d’un compte de dépôt Société Générale pour faciliter les virements et la gestion courante du livret. Concernant la résidence fiscale, elle conditionne essentiellement le traitement des intérêts au regard de l’impôt sur le revenu et des prélèvements sociaux, comme expliqué plus haut. Un non-résident pourra ainsi bénéficier de l’exonération en France, tandis qu’un résident sera soumis au PFU ou au barème progressif, tout en restant libre d’arbitrer son niveau d’épargne fiscale entre livrets réglementés, livret B et autres enveloppes (assurance-vie, PEA, PER).

Montant minimum de dépôt initial et plafond de versement

Pour ouvrir un livret B ou Compte sur Livret Société Générale, un dépôt initial très modeste est généralement suffisant : 10 € permettent en principe d’activer le compte. Ce seuil d’entrée faible en fait un produit accessible à tous, y compris aux jeunes épargnants qui débutent avec de petits montants. Ensuite, vous pouvez effectuer des versements ponctuels ou réguliers sans montant maximum réglementaire, dans la limite éventuelle d’un plafond fixé contractuellement par la banque (ce qui reste rare en pratique).

Le solde du livret ne peut toutefois pas être inférieur à un minimum contractuel, souvent fixé à 10 €, sous peine de clôture automatique. Du côté des retraits, le montant minimum par opération est également de l’ordre de 10 €. Cette grande liberté de versement, sans plafond de dépôt imposé par la loi, est l’un des principaux atouts du livret B Société Générale pour les épargnants dont les livrets réglementés sont déjà saturés. Vous pouvez ainsi y loger une partie importante de votre épargne de précaution ou de votre trésorerie de court terme, tout en conservant une disponibilité totale des fonds.

Documents justificatifs requis lors de la souscription

L’ouverture d’un livret B auprès de la Société Générale nécessite la présentation de plusieurs pièces justificatives, conformément aux obligations de connaissance client et de lutte contre le blanchiment. Vous devrez notamment fournir une pièce d’identité en cours de validité (carte nationale d’identité, passeport, titre de séjour), ainsi qu’un justificatif de domicile récent (facture d’énergie, avis d’imposition, quittance de loyer émise par un professionnel). Selon votre situation, un justificatif de situation fiscale ou de résidence à l’étranger peut également être demandé.

Pour les mineurs, la banque exigera les pièces d’identité des représentants légaux et, le cas échéant, un livret de famille. En cas d’ouverture conjointe (compte joint ou indivision), chaque co-titulaire devra fournir ses propres justificatifs. Enfin, un questionnaire réglementaire sur l’origine des fonds et votre situation patrimoniale pourra être complété lors du rendez-vous ou de la souscription en ligne. Même si cette étape peut sembler parfois un peu formelle, elle contribue à sécuriser la relation bancaire et à vous proposer, à terme, une offre d’épargne plus adaptée à votre profil.

Modalités de fonctionnement et de gestion du compte sur livret B

Opérations de versement et de retrait : conditions et délais

Les opérations sur un livret B Société Générale sont conçues pour offrir une grande souplesse au quotidien. Les versements peuvent être réalisés par virement depuis votre compte courant SG, par dépôt d’espèces en agence ou parfois par remise de chèque, pour un montant minimum de 10 € par opération. Aucun frais de versement n’est en principe facturé, ce qui vous permet d’alimenter le livret à votre rythme, que ce soit de manière ponctuelle ou régulière.

Les retraits, eux, sont tout aussi flexibles : vous pouvez transférer vos fonds vers votre compte courant à tout moment, généralement en temps réel ou sous un court délai de traitement selon le canal utilisé (application mobile, espace en ligne, agence). Le montant minimal de retrait est également fixé à 10 €, et le solde du livret ne doit pas descendre sous le seuil minimal contractuel. En cas de retrait massif, gardez à l’esprit l’impact sur le calcul des intérêts par quinzaine et, le cas échéant, sur le bénéfice de la prime de fidélité du Livret Épargne Plus SG : un retrait mal positionné dans le temps peut réduire la période de détention continue considérée pour la bonification de taux.

Accès à la gestion en ligne via société générale particuliers

La gestion du livret B s’effectue très simplement via l’espace client Société Générale Particuliers, accessible aussi bien sur ordinateur que sur l’application mobile. Vous pouvez y consulter le solde actualisé, l’historique des opérations, les intérêts versés au 31 décembre et les caractéristiques contractuelles de votre livret. Les virements entre votre compte courant et votre livret sont généralement instantanés au sein de la même banque, ce qui renforce l’intérêt du livret comme réserve de trésorerie mobilisable à tout moment.

Vous pouvez également paramétrer des virements permanents grâce au service Déclic Régulier, qui permet d’automatiser vos versements à partir de 45 € par mois. La date, la fréquence (mensuelle, bimestrielle, trimestrielle, semestrielle) et le montant restent modifiables à tout moment, avec la possibilité de suspendre temporairement le programme pendant 12 mois maximum. Ce dispositif est particulièrement utile si vous souhaitez vous constituer une épargne de précaution sans y penser, tout en optimisant le calcul des intérêts en choisissant, par exemple, une date de versement le 15 ou le 30 du mois.

Frais de tenue de compte et de clôture applicables

Les livrets d’épargne bancaire comme le livret B sont, en règle générale, dépourvus de frais de tenue de compte et de frais de gestion spécifiques. À la Société Générale, l’ouverture, la gestion courante et la clôture du livret B ou du Compte sur Livret se font sans frais dédiés, ce qui contribue à préserver la rentabilité d’un produit dont le taux d’intérêt reste modeste. Des frais peuvent toutefois s’appliquer en cas de services annexes spécifiques (relevés papier payants, opérations exceptionnelles), selon la brochure tarifaire en vigueur.

La clôture du livret peut être effectuée à tout moment, sur simple demande auprès de votre agence ou via les canaux en ligne prévus par la banque, sans pénalité. La banque vous restitue alors le capital et les intérêts acquis au dernier calcul, après prise en compte de la fiscalité. Cette absence de frais et de durée d’engagement rend le livret B particulièrement flexible : vous pouvez l’utiliser comme une « poche » d’épargne temporaire, le fermer si vous n’en avez plus l’usage, puis ouvrir ultérieurement d’autres solutions plus adaptées à vos projets (assurance-vie, PEL, PER, etc.).

Profil type des épargnants ciblés par le livret B

Épargnants ayant atteint le plafond du livret A et LDD

Le premier profil naturel pour le livret B Société Générale est celui des épargnants ayant déjà atteint le plafond de leurs livrets réglementés : Livret A, LDDS, éventuellement Livret Jeune ou LEP. Une fois ces enveloppes remplies, où placer l’excédent de trésorerie à court terme tout en gardant une disponibilité immédiate ? Dans ce cas, le livret B constitue un prolongement logique, même si sa fiscalité est moins avantageuse et son taux généralement plus faible.

Pour ces épargnants, le livret B joue souvent le rôle de réservoir de sécurité supplémentaire, permettant de conserver plusieurs mois de dépenses courantes ou un capital destiné à un projet proche (travaux, voyage, achat de véhicule). Il peut s’inscrire dans une stratégie en « couches » : d’abord les livrets réglementés, ensuite le livret B pour la partie très liquide, puis des placements plus rémunérateurs pour la partie de l’épargne dont l’horizon est plus lointain. L’objectif est alors de trouver un équilibre entre disponibilité, sécurité et rendement global du patrimoine financier.

Contribuables soumis à une tranche marginale d’imposition inférieure à 30%

Le livret B peut également se révéler pertinent pour les contribuables dont la tranche marginale d’imposition est inférieure au taux forfaitaire de 12,8 % du PFU, et qui optent pour le barème progressif. Dans cette configuration, la fiscalité effective sur les intérêts peut être légèrement plus favorable que la flat tax standard, même si les prélèvements sociaux restent dus. Pour un foyer faiblement imposé, la différence entre taux brut et taux net devient moins pénalisante, ce qui redonne un peu de compétitivité au livret B par rapport à d’autres supports fiscalisés.

Attention toutefois : l’arbitrage fiscal doit se faire à l’échelle de l’ensemble des revenus de capitaux mobiliers (intérêts, dividendes, etc.) du foyer, puisque l’option pour le barème est globale et irrévocable pour l’année concernée. Il ne s’agit donc pas de raisonner uniquement à partir des intérêts du livret B, mais d’intégrer cette enveloppe dans une vision patrimoniale plus large. Dans bien des cas, même avec une tranche marginale faible, les livrets réglementés exonérés ou certaines enveloppes de capitalisation (assurance-vie, PEA, PER) gardent une avance significative sur le strict plan fiscal.

Investisseurs recherchant une liquidité immédiate avec capital garanti

Enfin, le livret B s’adresse de manière générale à tous les épargnants pour qui la liquidité immédiate et la garantie du capital priment sur la recherche de rendement. Vous souhaitez disposer d’une réserve disponible en quelques clics, sans risque de fluctuation comme sur les marchés financiers ? Vous avez besoin d’un support de transition temporaire, le temps de décider d’un investissement plus structuré ? Dans ces scénarios, le livret B joue pleinement son rôle.

Il convient aussi aux profils prudents ou débutants qui veulent se familiariser avec l’épargne bancaire sans complexité, avant éventuellement de diversifier vers des placements plus sophistiqués. Comme une tirelire numérique sécurisée, le livret B permet de prendre de bonnes habitudes d’épargne régulière, tout en sachant que le capital est garanti par la banque et protégé par le FGDR jusqu’à 100 000 € par établissement. Son principal défaut – un rendement limité, souvent inférieur à l’inflation – doit cependant être gardé à l’esprit, afin de ne pas en faire le seul pilier de votre stratégie d’investissement à long terme.

Alternatives au livret B dans l’écosystème bancaire société générale

Compte à terme société générale pour une rémunération bonifiée

Pour les épargnants prêts à immobiliser leurs fonds pendant une durée déterminée, le compte à terme Société Générale constitue une alternative intéressante au livret B. À la différence d’un livret à vue, le compte à terme prévoit une période de blocage contractuelle – de quelques mois à plusieurs années – en contrepartie d’un taux de rémunération généralement supérieur. Plus vous acceptez une durée longue et un retrait anticipé difficile ou pénalisé, plus le taux proposé peut être attractif.

Cette solution se prête bien à une épargne dont vous savez qu’elle ne sera pas nécessaire à court terme : par exemple, un budget travaux prévu dans 12 à 24 mois, ou un capital en attente d’un projet immobilier. Sur le plan fiscal, les intérêts du compte à terme sont soumis au même régime que ceux du livret B (PFU ou barème progressif + prélèvements sociaux), mais le différentiel de taux brut permet souvent de compenser cette fiscalité. La question clé à vous poser est donc la suivante : quelle part de votre épargne pouvez-vous raisonnablement immobiliser, sans compromettre votre capacité à faire face aux imprévus ?

Assurance-vie société générale avec fonds en euros

Autre alternative structurante dans l’écosystème Société Générale : l’assurance-vie multisupport avec fonds en euros. Ce support à capital garanti, proposé au sein des contrats d’assurance-vie de la banque, offre un rendement généralement supérieur à celui d’un livret B sur le long terme, avec une fiscalité avantageuse au-delà de 8 ans de détention. Les intérêts et participations aux bénéfices s’ajoutent chaque année au capital, de manière un peu comparable à la capitalisation des intérêts du livret, mais dans un cadre fiscal et patrimonial plus sophistiqué.

L’assurance-vie permet également d’accéder à des unités de compte pour chercher une performance plus élevée, au prix d’un risque de perte en capital. En pratique, de nombreux épargnants combinent un fonds en euros, pour la partie sécurisée, et des unités de compte diversifiées, pour dynamiser leur rendement global. Les rachats partiels sont possibles, avec un délai de traitement de quelques jours, ce qui confère à l’assurance-vie une liquidité correcte, même si elle reste moins immédiate que celle d’un livret B. Si votre horizon de placement dépasse 4 à 5 ans et que vous recherchez un meilleur compromis entre sécurité, rendement et fiscalité, il est pertinent d’étudier cette piste avec votre conseiller.

PEL et CEL comme solutions d’épargne logement

Enfin, dans le registre de l’épargne finalisée, le Plan Épargne Logement (PEL) et le Compte Épargne Logement (CEL) proposés par Société Générale constituent des alternatives intéressantes au livret B pour préparer un projet immobilier. Le PEL, avec sa durée minimale et ses conditions spécifiques de versement, offre un taux garanti sur toute la durée du plan, ainsi que des droits à prêt et, éventuellement, une prime d’État (pour les anciens PEL). Le CEL, plus souple, permet des retraits et des dépôts plus libres, tout en générant également des droits à prêt pour financer une acquisition ou des travaux.

Ces produits présentent néanmoins des règles de fonctionnement et de fiscalité différentes de celles d’un livret B : fiscalité des intérêts, plafonds propres, contraintes de durée, conditions pour bénéficier des prêts aidés. Ils ne répondent donc pas au même besoin : là où le livret B vise la liquidité et la simplicité, le PEL et le CEL s’inscrivent dans une logique de projet logement structuré. En combinant intelligemment ces différentes enveloppes – livrets réglementés, livret B, compte à terme, assurance-vie, PEL/CEL – vous pouvez bâtir une stratégie d’épargne cohérente, qui couvre à la fois vos besoins de sécurité immédiate, vos projets de moyen terme et la préparation de votre patrimoine sur la durée.

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